Textiles of Africa
Heritage/Gabon/Nzoana
Gabon — Weaving

Nzoana

Loutsolo / Ntshak / Nkuta (Bateke (regional variants)) · Limi (Teke)

Le nzoana était historiquement porté par les rois et les chefs téké et servait à orner des masques rituels. Chez les Téké et les peuples Batéké/Atyo, l'étoffe de raphia reste un élément essentiel des mariages et des funérailles. Chez les Punu voisins…

Origine
Selon la recherche ethnographique, le tissage du raphia dans l'ensemble du bassin du Congo, y compris chez les Téké du Gabon, avait atteint un haut degré de raffinement technique dès le XVIe siècle. Aucun événement de fondation précis n'est documenté pour la tradition gabonaise en particulier.
Matière première
fibre de palmier raphia
Famille de technique
Weaving
Temps de fabrication
non documenté
Peuples
Teke (Bateke)
État de préservation
En déclin — de moins en moins d'artisans
Disponibilité
Rare
Qui le fabrique
Le tissage est un métier héréditaire masculin chez les Téké, traditionnellement guidé par une figure spirituelle connue sous le nom de Kira ; la broderie de l'étoffe finie serait, selon une source, un travail de femmes, ce qui n'est pas confirmé de façon indépendante.

Porté traditionnellement pour

Royauté et statutRites de passageFunérailles

Origines et histoire

Selon la recherche ethnographique (Masson-Detourbet, 1957), le tissage du raphia dans l'ensemble du bassin du Congo, y compris chez les Téké (Bateke) des plateaux de l'est du Gabon, avait atteint un haut degré de sophistication technique dès le XVIe siècle. Aucun événement de fondation précis n'est documenté pour la tradition gabonaise en particulier. L'étoffe est connue sous plusieurs noms régionaux, dont nzoana, loutsolo, ntshak et nkuta chez les Bateke, et limi, nom donné, dit-on, aux côtes en relief du tissage, comparées à une lime, chez les Téké au sens large.

Signification culturelle

Le nzoana était historiquement porté par les rois et les chefs téké et servait à orner des masques rituels. Chez les Téké et les peuples Batéké/Atyo, l'étoffe de raphia reste un élément essentiel des mariages et des funérailles. Chez les Punu voisins, une étoffe de raphia apparentée, appelée dignimbe, sert aussi de costume rituel dans le rite du Mukudji, même si cette tradition n'est que peu documentée.

Le tissage est un métier héréditaire masculin chez les Téké, traditionnellement pratiqué par des maîtres tisserands guidés, dit-on, par une figure spirituelle nommée Kira. Le savoir-faire se poursuit aujourd'hui, mais surtout pour les occasions spéciales plutôt que pour le port quotidien, et reste coûteux face à l'étoffe importée, signe de son statut en déclin mais toujours actif.

Le procédé

La fibre est récoltée sur de jeunes pousses de palmier raphia, extraite et battue, lavée et séchée au soleil avant d'être tissée sur un métier. L'étoffe achevée est ensuite décorée de motifs géométriques brodés.

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