Le kanvo était historiquement réservé aux rois et à la noblesse du Dahomey, marquant le statut et la faveur royale. Aujourd'hui, il est porté plus largement par les hommes comme par les femmes pour les cérémonies, les mariages et les occasions formel…
Le kanvo est une étoffe tissée à la main, introduite à la cour royale d'Abomey sous le roi Agonglo, huitième roi du Dahomey, à la fin du XVIIIe siècle. La tradition veut qu'Agonglo ait été impressionné par l'habileté d'un tisserand yoruba et l'ait pris à son service exclusif comme fabricant d'étoffes personnel. Pour marquer la nouvelle noblesse de l'étoffe, les tisserands auraient été logés à part et servis par des femmes ménopausées, marque de statut rituel. Le roi Ghézo étendit ensuite la portée du savoir-faire en formant de grandes familles de tisserands à travers le royaume, le faisant sortir du cercle immédiat du foyer royal.
Le kanvo était historiquement réservé aux rois et à la noblesse du Dahomey, marquant le statut et la faveur royale. Aujourd'hui, il est porté plus largement par les hommes comme par les femmes pour les cérémonies, les mariages et les occasions formelles, tout en restant étroitement lié au patrimoine de tissage royal d'Abomey.
Le kanvo est entièrement tissé à la main à partir de fibres de coton, de lin et de chanvre, un métier spécialisé transmis de génération en génération au sein de familles de tisserands. La production reste aujourd'hui centrée sur la région d'Abomey, où les artisans poursuivent les techniques du métier à main établies sous le patronage royal.
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